Sexe et Real Love Doll : « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans oser le demander »
2 août

Sexe et Real Love Doll : « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans oser le demander »

Sexe et Real Love Doll : « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans oser le demander »

S’il est un domaine dans le monde à la fois excitant et apaisant des poupées grandeur nature moulées et articulées qui suscite fantasmes ou crainte, c’est bien celui de leur fonction érotique.

Nous allons donc l’aborder en étant le plus exhaustif possible… main en n’omettant pas néanmoins l’aspect critique.

Il ne s’agira pas, dans cet article, de passer en revue toutes les positions du kama-sutra. Cet aspect concret sera néanmoins abordé par souci d’exhaustivité donc dans un second article.

La Love Doll n’est pas un vulgaire sextoy !...

Tout d’abord, commençons à préciser que contrairement à ce qui nous semble êtr l’évidence, la Love Doll n’est pas un objet spécialisé dans une fonction masturbatoire. Comme le dit le fondateur d’Orient Industry et inventeur de la poupée réaliste grandeur nature moulée et articulée (les américains -Abyss Creation -ont par la suite contribués à améliorer l’invention en travaillant sur la matière utilisée, le silicone), comme le dit Monsieur Tsushiya donc : « la Love Doll est un sextoy de très mauvaise qualité ».

La qualité de fabrication relève de l’artisanat et ne serait être mis en doute même si, bien sûr, la qualité sera dépendante des procédés de production et du savoir-faire des marques de love doll, comme pour toute marchandise.

Ce que Monsieur Tsushiya veut signifier par sa déclaration, c’est que la Love Doll n’est pas vraiment adaptée en tant que sextoy, qu’elle n’est pas pratique d’utilisation dans cette fonction.

Et pour cause, la poupée pèse autour de 35kg (et jusqu’à 70 kg!), il n’est pas aisé de la « mettre en œuvre » pour une séance de galipette, de la manipuler et… quel comble ! figurez-vous qu’il vous faudra ensuite la nettoyer soigneusement et assez rapidement après chaque « sieste coquine ».

Ajoutez à cela le fait que le silicone ou le TPE est relativement fragile aux frottements et à l’étirement pouvant provoqué des déchirements de matière (jambes écartées, etc.). Les articulations sont plus ou moins rigides ; elles peuvent donc tenir plus ou moins certaines postures.

Bref, si vous cherchez un masturbateur, regardez plutôt dans le rayon « Fleshlight »

Car ne croyez pas pouvoir passer d’une position à une autre comme ça tranquillement. Cela se prépare, se travaille, s’anticipe et nécessite des efforts loin d’être négligeable.


Mais cela en vaut largement la chandelle car….

. la love doll est un objet érotique de luxe !

Si en effet il serait une erreur de considérer la poupée de silicone grandeur nature comme un sextoy, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit bien quand même d’un objet sexuel de luxe qui offre des sensations très intenses.

Les Love Doll ont bien sûr nettement progresser dans leur conception, ce qui les rend nettement plus pratique aujourd’hui que ne le dit son inventeur.

Mais si l’intensité des sensations procurées par les love doll est forte c’est parce que ajoutées aux sensations physiques bien réelles, il y a des sensations émotionnelles. L’aspect émotionnel, construit à travers ses relations au quotidien avec sa doll, sont bien sûr présents pendant les ébats ; ce qui fait de la real love Doll autre chose qu’un simple fleshlight / masturbateur.



Pour le dire autrement, c’est précisément du fait des qualités émotionnelles uniques développées vis-à-vis de sa Love Doll que celle-ci s’avère être un objet érotique de luxe en proposant une expérience sexuelle tout à fait unique même s'il faut le mériter (comme toutes les vraies bonnes expériences, soit dit en passant !).

Ceci nous amène à parler des caractéristiques de la love doll mises en œuvre sans sa fonction sexuelle et pouvant être considérées éventuellement comme des limites de la poupée.

Les limites / caractéristiques :

- Tout d’abord, son poids. S'il permet de gagner en réalisme certain, il rend aussi sa manipulation pas très aisée. Nous ne reviendrons pas sur cette donnée. Nous en avons déjà amplement parlé dans les précédents articles.



- La poupée possède des orifices à usage sexuel (vagin, anus) qui ne sont pas exactement positionnés de la même façon que dans l’anatomie féminine. Ça tombe bien, la Love Doll n’est pas une femme.

Cela nous impose d’oublier un peu nos automatismes et de nous adapter.

Pour toutes les dolls. A noter que l’orifice buccal n’est pas toujours présent, cela dépendra des marques.



- Votre Love Doll ne réagira jamais ! pas de retours à vos caresses ni à vos baisers. Elle n’aura jamais la chair de poule, une respiration profonde, des soupirs, elle ne gémira pas. Son regard restera fixe. Et bien sûr, elle ne s’auto-lubrifie pas !



- Elle ne fera aucun effort bien sûr. Tout sera de votre responsabilité, ce qui peut être considérer comme un défi positif tant au niveau physique que dans le domaine de l’imagination, permettant de surcroît de se perfectionner dans ces domaines et pourra être appliquer dans d’autres moments de votre vie.



- Les articulations permettent des positions nombreuses et variées mais nécessitent néanmoins un apprentissage pour ne pas abîmer le silicone ou le TPE et pour pouvoir faire adopter les positions voulues à sa poupée sans peiner comme un forçat. Ses articulations pourront être plus ou moins souples. Si elles sont souples, la poupée ne tiendra pas convenablement la position, si elles sont dures, il faudra forcer davantage durant les moments intimes ce qui peut n’est pas forcément naturel.


Après avoir fait le tour honnête de ses limites, je voudrais insister sur la chose suivante.

Nous voyons ces caractéristiques comme des limites uniquement si l’on se situe dans le cadre d’une comparaison avec une femme.

Mais en réalité ces contraintes font partie intégrante de la love-doll... de son être.

Considérer les points que je viens d’évoquer comme des caractéristiques « naturelles » d’une Love Doll permet peu à peu de voir s’atténuer ces contraintes grâce à notre adaptation à nos beautés synthétiques et de rendre nos jeux érotiques stimulant… et différents de ceux avec une femme.


Autre bénéfice, cette adaptation participe également à renforcer encore plus notre attachement à notre poupée de compagnie ; attachement pouvant presque se transformer en complicité en sollicitant notre imagination.


Enfin, cela permet de rendre ces jeux érotiques, uniques ! à la fois semblables sous certains aspects à ce que l’on connaît avec des femmes et dans le même temps spécifique... et très intense.


Ces moments érotiques méritent d’être traités dans un second article à part entière : « La Real Love doll et le Kâma-Sûtra » … et qui clôtura notre thème.



Jonathan H.