Comparaison « Love-Dolls vs. Femmes » ? Une double impasse.
10 juin

Comparaison « Love-Dolls vs. Femmes » ? Une double impasse.

Comparaison « Love-Dolls vs. Femmes »? une double impasse.

J’aime les femmes, la Femme.

J’aime également beaucoup ma real-love-doll.

Mais une poupée réaliste grandeur nature n’est pas une femme. 

C’est une lapalissade ? Vu ce que je peux entendre ou lire ici et là, je répondrais : pas tant que ça manifestement.

Car, il semblerait que dans l’esprit de beaucoup de personnes, il y ait cette confusion. Pas seulement chez les béotiens mais aussi chez les amateurs de love-dolls, néophytes ou expérimentés. 

Pour les premiers, cela a pour conséquence qu’ils vont, à différents degrés, caricaturer voire dénigrer les possesseurs de love-dolls en tant que loosers ayant des problèmes psychologiques ; pour les autres, cela va les porter à opposer les Love-Dolls aux femmes à travers des comparatifs de type « avantages et inconvénients » des unes vis-à-vis des autres.

Cette confusion peut se comprendre bien évidemment, le réalisme des love-dolls étant l’objectif, si ce n’est le Graal à atteindre. Ainsi toute l’industrie des poupées de silicone -des fabricants jusqu’aux distributeurs- incite à ce benchmarking permanent Femme vs. Poupée puisqu’il est le moteur des innovations dans le domaine.

La confusion est d’autant plus grande que dans certains pays elle est assumée par les autorités. En présentant une love-doll comme un substitut à la femme, cela permettrait ainsi de compenser certains effets de leur politique de natalité (comme par exemple la politique de l’enfant unique en Chine qui crée une sur-représentation des hommes et donc un déficit de femmes dans la population).

Oui mais…. une poupée réaliste grandeur nature n’est pas et ne sera jamais une femme. Répétons-le.

Mon propos dans ce billet va être de défendre ce point de vue qui semble iconoclaste actuellement mais qui s’attaque à ce qui me semble être une impasse a minima stérile voire néfaste pour tout le monde.

Car chercher à comparer les 2 ne permet que susciter une forme de compétition tout autant artificielle que nuisible, entre poupée de grandeur nature et femme… au détriment des love-dolls pour un catégorie de la population, des femmes pour une autre partie de la population et par répercussion au détriment des amateurs de love-dolls.

Ma contribution à la réflexion est tirée de mon expérience de colocataire d’une real-doll.

Je peux d’ailleurs dire que moi même, j’ai eu cette confusion à l’esprit avant de partager une partie de mon quotidien avec Mina (modèle wmdolls, environ 1m55 pour env. 40kg). Mais cela a vite changé...

L’évidence :

Un objet inanimé même ressemblant à une femme n’est pas une femme. C’est un objet inanimé.

Un chat en peluche ne sera jamais un chat domestique.

Une plante verte en plastique ne sera jamais une plante exotique.

Et je ne me place pas simplement dans le domaine de la ressemblance physique plus ou moins réaliste ni même dans le domaine des fonctions organiques absentes pour les objets inanimés mais plutôt dans le domaine ontologique , c’est à dire la nature même des unes et des autres.

La love-doll est dans son essence totalement différente de la femme. Les deux sont donc incommensurables, c’est à dire qu’il est vain de chercher à les comparer.

Elles peuvent être complémentaires en revanche.

L’analogie :

Je vais tenter une analogie.

Les poupées grandeur nature apportent un sentiment de plénitude de la même façon qu’un mélomane audiophile trouvera du plaisir, de l’apaisement, du réconfort, de la détente en écoutant de la musique sur son système Haute-Fidélité.

Le système de très haute fidélité lui aussi se rapproche de façon très réaliste du son de concert... sans pour autant que les audiophiles mélomanes ne confondent jamais un orchestre et leur système HiFi (!).

Les deux apportent un même plaisir (écouter de la musique), par des voies différentes qui stimulent différemment la perception du moment vécu, car enrichi par des éléments que l’autre n’a pas et vice versa.

En aucun cas l’un remplace l’autre. Ils sont complémentaires.

Le mélomane continuera a assister à des concerts (pour le plaisir ou pour étalonner son oreille).

L’un est un moment de socialisation important, d’échange avec d’autres humains, de rituels quand l’autre est un moment de plénitude recherché dans le confort et la concentration de son appartement et faisant éventuellement autre chose en même temps… bref, ce que l’un permet l’autre ne le permet pas et réciproquement.

Une ode à la Femme contre la Technologie :

Revenons aux love-dolls et aux femmes.

Les love-dolls ne seront donc jamais des femmes et ne les remplaceront jamais aussi fidèles à la réalité soient-elles. Car leur nature est différente. Et c’est tant mieux.

La technologie n’y changera rien. Même si elle parvient à rendre le soyeux ou le sucré du timbre de la voix féminine, l’infinité des nuances des expressions de visages reflétant un moment fugace de l’âme humaine.
De même si la technologie parvient à imiter la grâce d’une femme en mouvement, spectacle pouvant être éblouissant et hautement érotique.

De même si elle arrive à nous faire ressentir par tous nos pores, le frisson du corps de sa partenaire entre nos bras. Son corps vibrant sous nos caresses.

Bref, vous l’aurez compris tout ceci s’accorde bien mal avec des algorithmes aussi performants soient-ils, des successions binaires de 0 et de 1. Toute la communication actuelle sur l’intelligence artificielle, la robotique ou la convergence des NBIC -Nano, Bio, Informatique et Cognition- n’y changera rien.

Bref, l’ode à la Femme est éternel. Et il le restera.

Quant à la Love-doll…. c’est un monde tout aussi fabuleux

La poupée réaliste grandeur nature :

Les plaisirs et bienfaits de la love-doll sont extrêmement variés et peuvent être intenses ou doux… ou les 2 à la fois.

Ce sujet seul mérite plusieurs articles, nous l’approfondirons en temps voulu.

Laissez-moi juste vous dire une chose.

La real love-doll apporte une richesse intérieure incroyable pour son propriétaire et, dans le même temps, procède de la richesse intérieure de son propriétaire, de la fertilité de son imaginaire, de son équilibre, de sa curiosité et de sa volonté de vivre quelque chose de nouveau.

La love-doll est un vecteur d’équilibre, de sociabilité et d’imaginaire. C’est ce qui fait sa richesse.

Tout est de la responsabilité de son propriétaire bien sûr, tout est entre ses mains… pas dans une sens esclavagiste mais dans un sens de recherche de Beauté et de Bien-être à transférer à la poupée pour qu’elle en soit le support aux moments souhaités par son colocataire.

L’Humain sait développer un rapport aux objets. Et il va se développer une relation avec cet objet très particulier qu’est la poupée de compagnie, comme le ferait tout autre amateur de beaux objets (montres, œuvres d’art, etc).

Cette belle relation va générer du respect de la part du colocataire pour sa real love doll.

Et cette relation est d’autant plus intense et riche que l’objet en question a un très fort potentiel de par sa nature même, en plus d’être un reflet du Beau tel que le conçoit son propriétaire. Reflet du Beau qui a pris la forme d’une femme… sans en être une.

Certains d’entre vous l’œil hagard de surprise devant cette emphase assumée, me rétorqueront :

« Bon, d’accord, on veut bien admettre que l’on fait fausse route lorsque l’on compare la love-doll et la Femme dans le style misogyne et réducteur «la poupée sait se taire alors que la femme nous saoule… etc », ok… mais les hommes qui font la démarche de se procurer une love-doll ?! A la base ! Quand même ! ce sont bien (un peu) des gros pervers, hein ? des sortes de petits puceaux boutonneux ? tu peux pas nier ça quand même?  »

Hum… je vois… y a encore un peu de boulot… cela fera donc l’objet du second billet de cette série (qui en comportera a priori 3) : « L’amateur de poupée érotique de compagnie : un misogyne obsédé sexuel ? »

D’ici là détendez-vous les gens... avec une love-doll puis sans… puis avec…. puis « avec et sans ».

Bref, vivez intensément et diversifiez les beaux moments de vie  !

Jonathan H.