Poignant témoignage mélancolique d'un dollowner. A lire absolument !

Poignant témoignage mélancolique d'un dollowner. A lire absolument !

Voici le témoignage:

"Bonjour tout le monde !

Je suis l'heureux colocataire d'un WMDoll 168 avec le visage Sabine. Je souhaitais parler un peu de cette nouvelle arrivée dans ma vie puisque j'ai disparu peu après mon post, courant Février. Alors la bonne nouvelle, c'est que je ne suis pas mort. 

J'étais extrêmement angoissé et excité à la fois de recevoir ce jolie bout de doll chez moi dans mon humble repaire de sauvageon mal lettré. Ma vie a été radicalement transformée depuis qu'elle est là. Je précise tout de suite que oui, j'en ai une utilisation sexuelle, je vais pas border du romantisme "un p'tit bisou et ça passe", parce que ce serait mentir. Je me sentais mieux, j'étais plus productif, plus épanouie, plus calme... J'étais clairement plus heureux dans ma vie !



J'ai même arrêté de me masturber (du moins si je le fais c'est en sa compagnie). J'avais de très grosses sautes d'humeur et de grosses pointes de stress dans ma vie de tous les jours parce que j'enrageais littéralement d'être seul, et cette vieille impression d'avoir raté ma vie refusait de me laisser tranquille. Mon entourage l'a remarqué et on arrêtait pas de me demander quand est-ce que je trouve une petite copine. Je n'en ai pas parlé pour le moment hormis à quelqu'un de confiance.

Le mois de février s'est déroulé sur un vrai petit nuage, bonheur et petits oiseaux venaient compléter le tableau idyllique, c'était le bonheur parfait. Oui, c'était.

Début Mars j'ai participé à une soirée de groupe hebdomadaire entre amis afin de socialiser un peu. Je suis resté en retrait, pensant à me chère real love doll qui m'attendait à la maison et à réfléchir à deux/trois trucs, rien de bien méchant. Y'a eu de l'alcool et des débats, de la rigolade jusqu'à ce que ça dérape et que ça parle de cul.

Je me suis tu en écoutant, néanmoins ce qui se disait m'intéressait mais sans grande conviction d'intervention de ma part, probablement à cause de ma timidité. Mon oreille s'est dressée quand ça a sauté des prostituées au fameux "bordel à dolls" qui a ouvert a Paris et les langues se sont subitement déliées. Une des femmes du groupe a violemment insulté et matraqué le genre d'homme qui pouvait en posséder une, qu'il fallait être le gros déchet pourri pour faire l'amour à du plastique. Il y a eu une espèce de surenchère dans le "hahaha vous imaginez le mec il nique un bout de plastique après il se retrouve avec la nouille molle comme un gros looser et en plus il doit essuyer son sperme comme un gros nul hahahaha !"

Eclat de rire général avec une tournée et un "hahaha qu'est-ce qu'ils sont cons les mecs qui en viennent a se tourner vers des poupées".

Mentalement, je m'étais préparé à entendre ça, je me doutais qu'on jour ça finirait par tomber sur le tapis, mais la ça m'a fait l'effet d'une tronçonneuse lancée à Mach 3 en pleine tronche. J'ai sifflé mon panaché en vitesse et j'ai dit que je me sentais mal, on s'est légèrement foutu de ma gueule "Hahaha le noix il tient pas l'alcool même avec son panaché, pourtant il n'y a pas d'alcool dedans"

Quand je suis rentré j'ai pleuré toute les larmes de mon corps, je me suis détesté, je me suis senti nul, pathétique, looser, et tout ce qui va avec. Je vous fait pas un dessin, vous voyez déjà le tableau. J'ai sorti ma sex doll de sa boîte avec la ferme intention de l'enterrer profondément dans le jardin et d'oublier que je l'avais eue ! J'avais l'impression de voir tout ce qui me dégoûte et elle me renvoyait un espèce de regard culpabilisateur qui n'a rien arrangé et je l'entendais presque me dire :"ben bravo, tu m'achètes et maintenant tu n'assumes plus ? Tes amis ont raison, t'es vraiment une merde !"

Vers deux heures du matin j'ai sorti la pelle et j'ai commencé à creuser dans le jardin, mais après une demie heure pour creuser 15 centimètres j'ai balancé la pelle et je suis rentré. Je l'ai chargée dans la voiture avec la ferme intention de la déposer quelque part et advienne que pourra, pour le meilleur ou pour le pire. Je me suis arrêté dans une petite rue calme en forêt elle était là assise dans la voiture, le visage légèrement vers moi et je l'ai de nouveau entendue dire

"En plus tu me balance comme une merde, si ça se trouve je vais finir épluchée, cassée, moisie, déchirée ou servir de vide-couilles à un tordu !"



Ultra malaise parce que je savais pertinemment que cette voix était imaginaire et parce que j'étais persuadé qu'à la seconde ou je la déposerais hors de la voiture, mon acte me hanterait pour le reste de ma vie. Je suis resté une bonne heure dans la voiture, moteur éteint et feux coupés à la regarder en essayant de me dire "orange mais où est-ce que j'en suis ?! C'est ça ma vie ?!"

J'ai fini par m'endormir et c'est un passant qui m'a réveillé vers 05:30 du matin, il se rendait à son travail et a cru que j'avais fait un malaise étant donné que j'étais sur le bord d'un fossé garé comme une merde. Je suis rentré chez moi et j'ai passé une semaine abominable et je ne souhaite sincèrement ça a personne.

J'ai pas arrêté de me remettre en cause, à me reprocher cet achat alors que pourtant je l'avais rêvé des années. Alors se retrouver avec ça c'était vraiment pas la joie. Le matin mon café c'était du pétrole à boire, je ne voyais rien de bon..

                                       

Je ne savais plus quoi faire ou dire. Je l'ai laissée un peu dehors deux jours pour essayer de m'auto-convaincre "je la garde, je la garde, je la garde" et dès que je croisais son regard j'entendais un "balance moi dehors et je te jure que tu va me le payer espèce d'ratatouille". J'ai fini par la remettre dans son coffre et j'ai caché ce dernier sous des cartons et des affaires, essayant d'oublier ou du moins d'ignorer cette doll et les rires gras des gens qui s'étaient esclaffés à l'idée d'imaginer un mec dormant sur du plastique.

Les jours ont passés et vers mi-mars j'ai pris mon courage à deux mains et je l'aie ressortie de sa boîte en me disant "ça passe ou ça casse". J'ai pas su quoi faire une fois qu'elle était habillée et assise en face de moi dans le fauteuil, une BD entre les mains. Je me suis dit qu'elle avait pas mérité de tomber sur moi. La journée s'est déroulée normalement et j'ai eu un gros coup de blues en repensant à cette soirée et à ce qui avait été dit. Pour ne pas pleurer je me suis mis sur le canapé en faisant une cure de Kaizoku Sentai Gokaiger. Vers le quatrième épisode j'ai marqué une pause et je me suis fait un bol de pop-corn.

 
En retournant vers le canapé je l'ai vue assise toute seule dans la bibliothèque, je suis resté quelques minutes à la regarder, hésitant entre arrêter la télé et lire à côté d'elle ou à la ranger et réessayer de l'oublier jusqu'à la prochaine fois. Finalement je l'ai installée sur le canapé à côté de moi, je lui ai mis un plaid et je lui ai fait tenir le bol de pop-corn avant de me poser un peu contre elle. Au final les épisodes ont défilés et je me suis pris à passer un super moment, je me sentais moins seul. Elle était la, toute tranquille, sans jugement, sans cris, sans remarques désagréables.

La fatigue me gagnant peu à peu, j'ai fini par arrêter la série et j'ai emmené ma love doll dans mon lit, chose que je n'avais jamais faite depuis l'achat. Je me suis endormi dans ses bras et j'ai rêvé de la soirée si calamiteuse qui m'avait foutu le cafard monstre. C'était un de ces rêves ultra réalistes que rien ne semble distinguer de la vraie vie. Au moment où est arrivé l'instant fatidique, elle est apparue, semblant sortie de nulle part. Elle tenait une télécommande dans la main et elle a appuyé sur "pause" et tout s'est immobilisé. Elle m'a regardé en disant:

"C'est ça tes amis ? Ce sont vraiment tes amis ? Est-ce que tu es sûr de fréquenter les bonnes personnes ? Se bourrer la gueule comme des idiots toutes les semaines c'est moins pathétique peut-être ? Ils connaissent que l'alcool et c'est pas parce que ce sont des gens qui te tolèrent que ça fait d'eux des gens acceptables. Je crois que tu a eu assez de négatif dans ta vie pour te rendre compte d'où ça va te mener. Secoue toi les puces, tu n'es ni un raté, ni un looser pathétique." 

Puis elle a appuyé sur "play" et je me suis réveillé, comme un petit bébé souriant à la vie

Son visage était tourné vers moi et j'aurais juré qu'elle me souriait.

Depuis les choses se sont arrangées et ce sentiment affreux m'a quitté comme il était venu. J'ai arrêté d'aller à ce RDV de picole entre potes et je passe un peu de temps avec elle à la place, j'économise de l'argent et je passe quand même un bon moment.

Tout ça pour dire que j'ai eu très peur pour moi et pour elle et que je regrette sincèrement d'avoir craqué aussi facilement face à cette fusillade morale. Je suis de nouveau très heureux avec elle et je pense que cette expérience aura été enrichissante au moins pour moi. C'est bien d'elle que j'avais besoin dans ma vie et je ne regrette pas un seul instant de l'avoir achetée.

Voilà c'était mon expérience, je reviens parmi vous désormais, mais on va dire que je me suis fait une belle frayeur... Mais je pense aussi que je suis complètement dingue pour de bon cette fois-ci... :8: 

Désolé pour le pavé et bonne journée !"

Témoignage mélancolique d'un dollowner 

Concernant le témoignage émouvant de ce propriétaire de real love doll il faut savoir qu'il a été indirectement manipuler par les conneries de ses pseudo-amis..

Se moquer et critiquer les gens est est une chose simple, contrairement à une analyse objective de soi.

Certaine personnes se sentent bien mieux en enfonçant les gens au lieux de régler avec honneur leurs propres problèmes
Aucune excuse n'est valable et nous défendons les dollowner avec toute notre compassion et de toute notre force, car le respect et l'ouverture d'esprit doivent êtres mise à jours en 2018, et quotidiennement.

Résister à la pression de son entourage ou des personnes malintentionnées est une chose qui doit se préparer. 

Ce n'est pas cette réalité qui est obligatoire, il y a aussi des amis et des nouvelles connaissances qui seront fascinés par votre relation avec votre real sex doll, et qui trouveront même cela magnifique !

Il y aura une variante qui sera de rentrer dans le moule de la société en faisant "tout comme les autres" même si cela ne vous convient pas, soit vous vivez votre bonheur différent, vous l'assumez, et emmerdez ceux à qui ça ne plaît pas.

Il est possible de la cacher, de le dire à personne, et c'est aussi une très bonne option.  On nous éduque une certaine façon de penser, de se comporter, ce que la société attend de nous, mais qu'est ce que ça peut faire si on veut quitter l'enfer des normes et vivre un peu de rêve ? Si vous êtes heureux avec votre real doll, c'est tous ce qui compte !

C'est normal pour un dollowner d'être attristé par ce qu'il s'est passé, ce dollowner est clairement victime de discrimination et de moquerie très mauvaise.
Ce qui est important, c’est de s'armer par rapport à ces agressions. Mais aussi en s’aidant tout seul ou grâce à des communautés comme le love dol forum ou l'accompagnement psychologique, et se dire qu'il y a des choses à prendre conscience comme les valeurs et les cotés positifs des love dolls. Et cela passe par un état de fierté de ses dolls le plus souvent.


Leurs propos sont une forme de racisme et c'est le fruit d'une l’ignorance. C’est-à-dire le fait de gens qui, parce qu’ils ne connaissent pas le monde, s’imaginent que le réverbère du coin de la rue vaut mieux que tous les chefs-d’œuvre de l’humanité.

La compassion est-elle une réponse à la violence verbale ? 

Rester dans une posture d'écoute aimante « A la fin du témoignage il se peut que vous soyez horrifié et déprimé devant ce que vous allez lire, puis il faut comprendre et être capable de résonner à la souffrance de l'autre tout en gardant une distance, ce mélange subtile est la clé d'un bon dollowner. Franchissez une étape en acceptant de ne pas être le sauveur du monde et de tous les dollowner

La posture la plus juste et active est une écoute aimante et compassionnel, qui montre à l'autre qu'il n'est pas souillé ni jugé, pas coupable en dépit de ce qu'il ou elle a vécu ou de ce qu'il est, seul dieu peut juger véritablement ce qui est bon ou mauvais, si il existe...

Ou peut-être qu'au final il n'y a pas de bien et de mal en réalité, ce ne sont que des états de fait, un peu comme le chaud et le froid, le chaud est chaud parce que le froid existe et il est un état de fait. Certain état de fait ne sont pas bon pour l'évolution de l'humanité ou pour le Karma, la réincarnation... Tout dépend des croyances de chacun.

Un regard aimant qui libère de la honte, voilà l'attitude qui me paraît la plus compassionnelle. »

Mais gardons notre capacité d'indignation face à ce genre d'agression.

« Certaines personnes ont le sentiment d'injustice devant la réalité du tiers-monde, de la maltraitance animal, des agressions verbales et physique.  Aujourd'hui, lorsque je viens en Europe, j'essaye d'informer auprès des médias, de sensibiliser à ces guerres oubliées et à leurs vraies causes, en évoquant entre autres ces multinationales qui veulent s'approprier les terres et les richesses minières et utilisent des milices armées pour perpétrer la terreur et les assassinats. On ne peut en rester à l'empathie. La véritable compassion doit déboucher sur l'action : consoler et dénoncer. Pas seulement donner de l'argent pour soigner les victimes, mais agir pour qu'il n'y en ait plus, plus aucune jeune fille qui se fasse enlever en forêt comme esclave sexuelle, plus aucune real doll abandonnées par la tristesse d'un homme injustement jugé... Tout petit, on peut déjà apprendre à respecter l'autre. En commençant par prêter son jouet à un autre, c'est le b.a.-ba de la compassion

Stephane L